Articles Tagués ‘amélioration continue’

Généralement, un article sur une nouvelle méthode de travail explicite et détaille les techniques qui la fondent : le AAZB12 tous les matins, l’affichage de QSSD tout les soirs, le suivi 0ZOP en continu, et se conclue par « pour être intégrée et acceptée, la méthode X (choisir parmi : Cobit, CMMi, Six Sigma, ITIL … et aujourd’hui lean) ne doit pas être considérée comme une réponse pratique et immédiate mais doit être conçue comme un projet de moyen terme. Ensuite, elle doit faire émerger de vraies démarches participatives, incluant le champ des conditions de travail. Enfin, elle doit prendre en compte l’évolution des compétences, la formation et, au-delà, l’organisation des collectifs et la valorisation de l’individu…

Malaise. Sentiment de déjà vu.

Chronique parue dans 01 Informatique du 24 juin 2010
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« Vertus du sédentaire : vigilance, hospitalité, sens du long terme. Vertus du nomade : entêtement, intuition, mémoire. ».  C’est sur cette réflexion de Jaques Attali (Une brève histoire de l’avenir) que se penche l’avant dernier chapitre de l’Informatique Conviviale plongeant dans le conflit millénaire entre conservateurs et innovateurs :

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Depuis plus d’une dizaine d’années, l’administration a lancé un ensemble de chantiers lui permettant d’entrer dans l’ère numérique. A leur rythme, nos différents ministères, collectivités et organismes d’état ont informatisé leurs procédures : renouvellement de papiers, création d’entreprise, déclarations fiscales … ces télé-procédures ont répliqué les processus existants, en les dématérialisant. Utilisées par la moitié des français , elles se heurtent aujourd’hui aux mêmes limites que les entreprises privées avec leur informatique : faire plus de la même chose ne créera que peu de valeur supplémentaire. Nous pouvons optimiser le système de télé-déclaration fiscale, mais cela ne résoudra pas les aberrations et parfois les dysfonctionnements liés à l’organisation des circuits de traitement de la chaîne fiscale, qui va du calcul au recouvrement de l’impôt. De même pour nos systèmes électroniques de santé, qui peinent à faire mieux collaborer médecine de ville, hôpitaux, ou pharmacies.

Chronique parue dans 01 Informatique du 17 février 2009
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Dans un brillant post « la maison cassée« , Lean Machine Square nous rappelle que l’amélioration continue ne fonctionnera qu’en respectant les individus. Respect pour leur travail, respect pour leurs idées, respect du temps « non-productif » nécessaire à leur mise en place …

Lors d’une récente conférence, je me faisais l’écho de l’informatique conviviale en insistant sur le fait qu’exiger l’amélioration continue nécessitait jusqu’à un nouveau contrat social. En effet, s’améliorer, c’est à dire faire des gains de productivité, revient quelque part à « supprimer son job ». En évacuant les gaspillages, le même travail s’effectue maintenant avec moins de ressources. Mais quand les ventes de votre produit stagnent, et que l’entreprise ne cherche pas de nouveaux débouchés pour ses salariés, que va-t-il se passer ? Et bien, comme à Toyota Valenciennes : il y a surproduction, donc on licencie. Bilan : ceux qui se sont améliorés sont ceux qui seront punis !

Aïe.

L’entreprise lean sera donc forcée d’écrire sur ses murs : supprimez votre job, vous êtes promus.

Possible ou impossible selon vous ?

Dans l’Informatique Conviviale, nous évoquons une entreprise qui s’ouvre progressivement à la contribution de ses troupes en les décloisonnant, puis à celle de ses partenaires et clients. Ce concept est emprunté aux stratégies des grandes « plate-formes » ou « Cloud » comme Google, LinkedIn ou SalesForce. Cette stratégie a été brillamment décrite et commentée par le journaliste Jeff Jarvis, auteur du best seller What Would Google Do ?

Alors quel rapport avec le Velib ? (suite…)

On a la culture qu’on peut. C’est en regardant la série Dr House, que le cynique docteur m’a remis en mémoire le cycle d’acceptation du deuil : déni, colère, marchandage, dépression et enfin acceptation.
Quel rapport entre notre manière d’accepter la mort et la gestion du changement ??

Au fil de mes observations, j’ai pu constater que le changement, c’est à dire l’acceptation d’une nouvelle idée, suivait le même processus. Lorsque vous devez changer : je n’écris plus de code sans tests, je ne mens plus, je cherche à comprendre les gens plus qu’à les convaincre, ou tout autre changement par rapport à une attitude antérieure, vous subissez ce difficile processus de deuil de vieux choix.

La vitesse de ce processus dépend des individus et des groupes dans lesquels ils évoluent. Elle peut aller de la seconde à plusieurs années … Faites le test sur vous même en vous remémorant votre dernier deuil ….

Toutes les dynamiques d’amélioration continue (agile, lean, TOC ..) sont contraintes par ce processus. C’est finalement la contrainte des contraintes…

Sur l’intitulé de son stage de fin d’études en Sciences Sociales, Marie avait pu lire  » revue d’objectifs et alignement stratégique « . Son oncle Paul, DSI d’une grande banque, n’avait pas été plus explicite, mais l’avait simplement convaincue de l’aider. Marie lui faisait toute confiance, et avait donc démarré son stage en posant cette même et simple question à tous les gens qu’elle croisait :  » Quel est votre objectif ? ». Lorsqu’elle remit son rapport d’étape à son oncle, il ne fut pas surpris par l’extrême variété des réponses : diminuer les coûts, homogénéiser les technologies, réutiliser des services, mutualiser des infrastructures, garantir des temps de réponse corrects, externaliser tout ce qui peut l’être, rédiger des cahiers des charges de qualité, simplifier le SI, faire passer un maximum de flux par le bus d’échange yz …

Chronique parue dans 01 Informatique du 13 juin 2008

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