Articles Tagués ‘changement’

Je profite de l’édition numérique de l’Obs sur « ces barbares qui veulent débloquer la France » pour offir à ceux concernés par la transition numérique, mais aussi et surtout aux déçus, aux revenus de tout, qui ne savent plus trop quoi faire dans leur entreprise ou dans leur administration pour faire évoluer les choses, une idée cadeau sous la forme d’un trio d’ouvrages qui va éclairer l’incroyable perspective historique et philophique que nous offre ce moment (Michel Serres), les conséquences pour les entreprises et leur nécessaire transformation en « plateformes » (Nicolas Colin, Henri Verdier), et enfin les moyens concrets d’enclencher de tels changements dans les grandes organisations (Pierre Pezziardi).

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Un sondage de l’Ifop de 2011 classait les professions selon notre opinion sur les personnes les exerçant. Arrivent largement en tête politiciens, agents immobiliers et banquiers, difficilement contestables et jouissant de réputations solidement établies. On reste circonspect voire surpris par l’absence de garagistes ou d’informaticiens dans la liste, mais là n’est pas mon propos.

Car au fond, si nous méprisons ces personnes, c’est parce que nous savons qu’elles nous mentent trop souvent, qu’elles servent avant tout leur intérêt propre. Le cas de l’agent immobilier a été assez bien décrit par Steven Levitt dans Freakonomics. Mais peut-on dire que les enseignants, médecins, ou commerçants, qui jouissent d’un prestige bien plus grand, ne se foutent pas eux-aussi un peu de notre gueule ? (suite…)


C’est sur ces mots célèbres de Pierre-Joseph Proudhon – et repris par Léo Ferré : « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir » – que nous avons eu la chance de présenter notre dernière publication, Pour la croissance, la débureaucratisation par la confiance, lors de l’évènement « 24h, le Progrès, c’est nous ! » organisé par la Fondapol à la mutualité samedi 16 novembre 2013.

J’ai co-rédigé cette note sur mes thèmes favoris : débureaucratisation, ouverture, confiance, simplicité en compagnie de deux fameux compères. Xavier Querat-Hement, aujourd’hui directeur Qualité du groupe La Poste et à l’origine de la profonde mutation des bureaux de poste ces dernières années, et Serge Soudoplatoff, acteur influent de l’économie numérique.

Notre principale fierté est d’avoir résumé le mal d’innovation dont souffraient toutes les grandes structures, publiques ou privées, mais surtout d’avoir décrit une méthode simple, destinée aux dirigeants et aux opérationnels, pour opérer un changement, radical mais sécurisé (oxymore pensez-vous ? et bien lisez !).

Et en images cela donne ceci (longueur : 20 minutes) :

Et si vous n’avez que 10 minutes, la version solo :

Venez vraiment nous aider, le jeudi 23 mai…

 

Peut-on être fier d’être informaticien ? Affrontons la sévère réalité, combien d’entre nous peuvent dire avec certitude « J’ai fourni des outils informatiques à des usagers qui s’en réjouissent ? A qui je facilite le quotidien ? », comme peuvent se le dire le quidam chez Google, Kickstarter ou Wikipedia ?

J’ai mis personnellement 40 ans à pouvoir le dire. Avant, j’ai livré on time & on budget grâce au lean et à l’agile des composants transverses qui ont ralenti la DSI, des systèmes RH qui ont augmenté la surveillance et accessoirement le taux de suicide des employés, des systèmes de contrôle bancaire dont les voyants étaient au vert la veille de faillites … En somme des systèmes qui répliquaient l’organisation pyramidale et ses limites, qui renforçaient la crise du management que traversent les grandes entreprises.

Mais il n’y a pas de fatalité. Nous avons le pouvoir, et peut-être le devoir, de fabriquer des systèmes au service de l’innovation sociale dans les entreprises ! Venez découvrir, ce que tout un chacun, même modeste artisan de la DSI, peut faire demain matin pour contribuer à l’émergence de systèmes ouverts, décloisonnants, et plus épanouissants.

L’inscription, c’est par ici.

Le 5 mars 2013, Fleur Pellerin, Ministre chargée de l’Economie Numérique déclarait :

Nous allons créer à Paris ou en proche banlieue un lieu qui sera l’étendard du numérique de la France. Ce pourrait être la Halle Freyssinet, dans le XIIIe arrondissement. C’est l’hypothèse la plus sérieuse parmi les implantations étudiées. Grande de 25 000m² au sol, cette halle pourrait ainsi accueillir « jusqu’à 1 000 start-up » et devenir une vitrine du numérique français … Cet endroit doit être une vitrine internationale, un des grands incubateurs de classe mondiale.

Ma foi pourquoi pas. En même temps il est légitime de s’intéresser aux endroits où un afflux d’innovation serait le plus souhaitable, et s’interroger – selon le fameux adage “eat your own dog food” (“mangez les produits que vous vendez”) – si l’administration Française ne pourrait pas être le principal destinataire de cette mesure … (suite…)

Je dois tout d’abord avouer que ce titre est honteusement inspiré du leitmotiv d’un Super PAC américain, « For a better tomorrow, tomorrow » qui m’a fait beaucoup rire. Or je ris habituellement très peu. Ceci étant rendu à César, démarrons cette chronique de la dépendance généralisée.

En 1950, il fallait plus de 30 agriculteurs pour nourrir 100 personnes, aujourd’hui il en faut moins de 5. En 15 ans, entre 1990 et 2006, le nombre de personnes au chômage a augmenté de 25%, tandis que les effectifs de l’ANPE augmentaient de 130% (source : La gestion et l’évaluation du service public de l’emploi en France dans la décennie 1990. Matériaux pour une réflexion comparative internationale). Malgré cette croissance, il y a aujourd’hui un conseiller pour environ 300 chômeurs, alors que nous pourrions en avoir 1 pour 60, pour le même coût, dans une organisation où 2/3 des effectifs seraient réellement dédiés aux usagers !

Simple exemple isolé de bureaucratie caricaturale ou signal plus profond d’un malaise dans notre secteur tertiaire ? (suite…)


Petit échauffement avant de découvrir ce que cache ce titre abusivement racoleur : écoutons l’astronaute Neil Armstrong venu en 2010 nous parler de management dans le contexte du projet pharaonique de conquête de l’espace. Invoquant Saint-Exupéry :

Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer.« ,

Il nous montre que cette entreprise a plutôt été gérée dans une recherche d’autonomie et de responsabilisation des équipes que dans le classique diviser/commander/contrôler cher à nos organisations publiques ou privées dès qu’elles dépassent les 100 personnes.
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Je lisais récemment des portraits dithyrambiques de la monnaie complémentaire Bitcoin, chargée de toutes les vertus car « indépendante des états et des organismes centralisés » …

Très techniques, les démonstrations de ses atouts me laissent sceptiques. Par exemple, il est dit que tout est transparent dans les règles du jeu, la masse monétaire est limitée à 21 millions de Bitcoin. Alors que se passera-t-il quand tous les Bitcoin seront distribués ? Il y aura déséquilibre de la demande en Bitcoin et donc la valeur de la monnaie augmentera par rapport à ses contreparties, devises ou marchandises. Si votre boulanger vous vendait la baguette à 10 Bitcoin, elle n’en vaudra plus que 5, puis 1, .. Alors ils faudra bien que la communauté réagisse collectivement car à ce rythme, les premiers épargnants en Bitcoin deviendront vite richissimes. C’est d’ailleurs le seul sens de cette monnaie : donner à terme beaucoup de pouvoir d’achat aux gens qui y auront investi les premiers. (suite…)

En Octobre dernier, la communauté Européenne Lean IT s’est réunie autour d’experts internationaux comme Dan Jones, Jean Cunningham ou Michael Ballé …

J’ai eu la chance d’y être invité pour présenter un retour d’expérience en tant que DSI de la Bred, sous la forme de 5 initiatives concrètes, assez éloignées des politiques classiques comme « schéma directeur d’urbanisation », « déploiement CMMi », ou autres « plans d’alignement stratégique » …. Les supports et vidéos sont disponibles sur le site de la manifestation.

L’édition 2012 est en préparation et recherche des conférenciers …

Benoit Poelvoorde nous explique en deux minutes la difference entre le cinema belge et le cinéma français …

Au-delà de la caricature entre les deux pays, il décrit plutôt assez bien la différence entre une grande et une petite organisation. Dans une petite organisation, le comportement par défaut est la coopération, l’entraide, qui nécessite une hiérarchie plate par définition, sinon l’entraide s’arrêtera au statut de chacun : « un premier assistant ne déplace pas une voiture voyons ! ». Outre le « tous égaux » des petites structures, Benoit Poelvoorde remarque aussi que cet artisanat rime avec pauvreté de moyens, développant le sentiment que chaque contribution est décisive pour la survie du groupe.

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