C’est sur ces mots célèbres de Pierre-Joseph Proudhon – et repris par Léo Ferré : « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir » – que nous avons eu la chance de présenter notre dernière publication, Pour la croissance, la débureaucratisation par la confiance, lors de l’évènement « 24h, le Progrès, c’est nous ! » organisé par la Fondapol à la mutualité samedi 16 novembre 2013.

J’ai co-rédigé cette note sur mes thèmes favoris : débureaucratisation, ouverture, confiance, simplicité en compagnie de deux fameux compères. Xavier Querat-Hement, aujourd’hui directeur Qualité du groupe La Poste et à l’origine de la profonde mutation des bureaux de poste ces dernières années, et Serge Soudoplatoff, acteur influent de l’économie numérique.

Notre principale fierté est d’avoir résumé le mal d’innovation dont souffraient toutes les grandes structures, publiques ou privées, mais surtout d’avoir décrit une méthode simple, destinée aux dirigeants et aux opérationnels, pour opérer un changement, radical mais sécurisé (oxymore pensez-vous ? et bien lisez !).

Et en images cela donne ceci (longueur : 20 minutes) :

Et si vous n’avez que 10 minutes, la version solo :

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commentaires
  1. de Gromard Brice dit :

    Merci pour cette intervention. J’y souscris totalement. D’ailleurs je trouve que c’est le même discours que Jean-Francois NOUBEL (voir http://noubel.fr/evoluer-tous-evoluer-soi/)

    • On est probablement dans le même esprit, oui. Je revendique en revanche une méthode simple pour démarrer concrètement, que l’on soit dirigeant ou opérationnel .. C’est le fait nouveau.

      • Brice de Gromard dit :

        En quoi consiste ta méthode simple ? Est ce lié à l’abandon du contrôle à priori (et donc au développement d’une culture de la confiance à priori) ?

  2. Elle est dans le livre, disponible en ligne, à la dernière page. Rappel :
    Vous êtes un Dirigeant ?
    – Allouez dans votre entreprise ou votre administration une enveloppe budgétaire dédiée à l’innovation hors de toutes contraintes (règles tacites, règles explicites, ..), le contrôle étant réalisé a posteriori
    – Créez pour ce faire un Incubateur Interne, structure placée sous votre autorité, et incluant des représentants des salariés et des usagers. Cette structure fédère des micro-incubateurs dans chaque division de l’entreprise.
    – Animez ces structures sans surcoût, en recrutant simplement dans chaque division des volontaires, opérationnels et dirigeants, qui en acceptent la charge.
    – En fait, à ce stade, n’en créez qu’une seule, mais rapidement. Priviliégiez l’atteinte de résultats modestes, mais rapides, puis itérez. Choisir une direction très décriée par ses clients internes ou externes (informatique, RH, call center ..) est souvent judicieux, puisque le pire y est déjà acquis.
    – Les micro-incubateurs permettent à tous sans autorisation l’investissement de quelques jours hommes et de quelques centaines d’euros dans leur zone : de la petite amélioration concrète au prototype plus ambitieux. Cela signifie en particulier qu’ils diffusent une telle culture auprès du management et garantissent l’elasticité règlementaire requise au sein de leur territoire.
    – Les micro-incubateurs décident ensuite de financer les seconds tours de leurs initiatives (par exemple pour passer du prototype au pilote opérationnel auprès des usagers) avec leur budget innovation dédié.
    – Toute dépense n’aboutissant pas à un produit utilisé dans les 12 mois – c’est à dire résolvant un problème pour des gens – sera stoppée par l’Incubateur Interne.
    – Toute dépense aboutissant à un produit attirant des usagers, c’est à dire contribuant à « l’enchantement client », sera valorisée par l’Incubateur Interne en vue d’être généralisée là où elle est pertinente.

    Vous êtes un Acteur du terrain ?
    – Avant de réclamer un changement chez les autres, effectuez, si ce n’est déjà fait, un premier changement sur vous même : cessez de rêver au grand soir en désignant la structure comme irréformable et responsable de tous les maux.
    – Observez vos usagers et/ou vos pairs et choisissez un irritant qui se reproduit régulièrement (attente, erreurs, surcoûts, gaspillages ..) dans votre zone d’activité.
    – Imaginez ce que vous pourriez faire pour combler ce problème si vous disposiez d’une demi-journée par semaine et du droit d’agir. Pour vous aider, souvenez vous que des outils numériques gratuits, ou au pire bon marché, existent pour partager des documents, des données, vendre ou louer des objets, des services, lever des fonds, publier un site web, réaliser un sondage … Si vous n’en êtes pas convaincu, commencez par une formation au numérique qui élargira votre horizon.
    – Demandez la permission d’agir, mais au fond, agissez comme si vous aviez cette légitimité. Au mieux, on vous félicitera, au pire, vous serez critiqué, mais avec un tel fait d’arme à votre crédit, votre employabilité est assurée…

    • Brice de Gromard dit :

      Merci pour cette réponse précise.
      Je n’avais pas vu que le livre était disponible en ligne. Je vais donc m’empresser de le lire.

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