Archives de la catégorie ‘DSI’

Sur l’intitulé de son stage de fin d’études en Sciences Sociales, Marie avait pu lire  » revue d’objectifs et alignement stratégique « . Son oncle Paul, DSI d’une grande banque, n’avait pas été plus explicite, mais l’avait simplement convaincue de l’aider. Marie lui faisait toute confiance, et avait donc démarré son stage en posant cette même et simple question à tous les gens qu’elle croisait :  » Quel est votre objectif ? ». Lorsqu’elle remit son rapport d’étape à son oncle, il ne fut pas surpris par l’extrême variété des réponses : diminuer les coûts, homogénéiser les technologies, réutiliser des services, mutualiser des infrastructures, garantir des temps de réponse corrects, externaliser tout ce qui peut l’être, rédiger des cahiers des charges de qualité, simplifier le SI, faire passer un maximum de flux par le bus d’échange yz …

Chronique parue dans 01 Informatique du 13 juin 2008

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La décision est prise, demain matin vous devez développer un logiciel pour votre entreprise. Un budget est disponible et un premier choix s’impose à vous : la méthode de travail….
Chronique publiée dans 01 Informatique du 6 mars 2008

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En tant que gestionnaire du Système d’Information, vous aurez probablement entendu parler de valorisation des actifs immatériels. Ces mots semblent confusément loin de votre quotidien, cependant ils pourraient s’en approcher plus rapidement que vous ne l’imaginez…

Chronique parue dans 01 Informatique du 19 octobre 2007
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La frontière

Publié: 27 janvier 2006 dans DSI
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Il existe deux natures très différentes de projets dans le SI : ceux qui tendent à rationaliser et/ou à innover marginalement sur l’existant, et ceux qui expérimentent de nouveaux concepts métier, comme récemment le canal Internet ou la Gestion de la Relation Client. Les projets dans ces deux zones sont tirés par des enjeux bien différents : complexité, planification, respect de structures fortes dans le premier, et rapidité, gestion de l’incertain, pilotage par les délais dans le second.
Bien que tentative courante, adresser simultanément les enjeux de l’innovation et ceux de la rationalisation est impossible dans la réalité. Pourquoi ne pas organiser des univers pour chacun, et instaurer un flux permanent entre les deux ?

Réaliser des gains de productivité dans les zones de rationalisation impose de réduire la taille du SI : moins de code, donc moins de maintenance et moins de charge d’exploitation. Or un bloc de SI est souvent constitué d’une ou deux grosses applications historiques entourées de satellites spécialisés, reproduisant une partie de l’information présente dans les cœurs. Lorsque l’on dépouille un satellite de ces données et de ces interfaces pour le fusionner dans un cœur, il se produit un phénomène d’intégration marginale : 10 + 1 = 10,1 en termes de coûts et toujours 11 en valeur produite.

Réussir une fusion nécessite cependant deux conditions : la stabilité d’un architecte opérationnel ou d’une génération d’architectes, et la stabilité des fondations de l’application nova. L’attraction de la nova est en effet directement liée à la confiance que peut inspirer son concepteur. Quant aux fondations, elles conditionnent la masse critique que la nova peut atteindre : les technologies doivent y être éprouvées pour supporter la montée en charge du volume de données, d’utilisateurs, ou de tests.

Côté innovation, notre objectif n’est pas l’intégration marginale, mais précisément l’inverse : s’abstraire des contraintes inhérentes à la structure. Cela consistera en la mise à disposition de ressources informatiques indépendantes et reconnues pour réaliser ces applications « incertaines ».

Mais les innovations qui marchent devront tôt ou tard traverser la frontière pour être réintégrées dans des novas à moins de générer rapidement un SI parallèle et faiblement structuré. Le flux d’innovation fertilisera régulièrement le SI rationalisé dès que l’orientation principale de l’application passera de la rapidité et l’incertitude à la sécurité, l’intégration et la maîtrise des coûts.

Codeur, pas maçon

Publié: 12 mai 2005 dans DSI
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Architecture, urbanisme, ouvriers du code .. la métaphore du BTP dans le monde informatique n’a rien produit d’autre que de faux clichés inspirés de Le Corbusier (rectitude des frontières, urbanisme glacial …) ou propres à délocaliser des populations entières « d’ouvriers ». Or on ne construit pas des logiciels comme on construit des maisons. En BTP, tous les acteurs d’un projet sont unis par un lien invisible qui procède de leur compréhension uniforme de la finalité de ce qu’ils bâtissent, cette finalité étant stable dans le temps : vivre au chaud, optionnellement à la lumière ou protégé du bruit. Chronique parue dans Le Monde Informatique du 13 mai 2005

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