Articles Tagués ‘agilité’

Il y a un an, nous invoquions la nécessité d’une liberté d’innovation plus radicale pour être en mesure d’offrir des services administratifs réellement innovants et utiles aux citoyens. Un an plus tard, les résultats de ces équipes autonomes sont salués par tous : data.gouv.fr, Marchés Publics Simplifiés, bientôt mesDroits.gouv.fr . L’incubateur d’état va donc poursuivre sa mission en 2015, pour des outils numériques sur les aides publiques, la pénibilité, l’Open Data Taxi, ou encore la fiche de paye simplifiée …

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C’est sur ces mots célèbres de Pierre-Joseph Proudhon – et repris par Léo Ferré : « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir » – que nous avons eu la chance de présenter notre dernière publication, Pour la croissance, la débureaucratisation par la confiance, lors de l’évènement « 24h, le Progrès, c’est nous ! » organisé par la Fondapol à la mutualité samedi 16 novembre 2013.

J’ai co-rédigé cette note sur mes thèmes favoris : débureaucratisation, ouverture, confiance, simplicité en compagnie de deux fameux compères. Xavier Querat-Hement, aujourd’hui directeur Qualité du groupe La Poste et à l’origine de la profonde mutation des bureaux de poste ces dernières années, et Serge Soudoplatoff, acteur influent de l’économie numérique.

Notre principale fierté est d’avoir résumé le mal d’innovation dont souffraient toutes les grandes structures, publiques ou privées, mais surtout d’avoir décrit une méthode simple, destinée aux dirigeants et aux opérationnels, pour opérer un changement, radical mais sécurisé (oxymore pensez-vous ? et bien lisez !).

Et en images cela donne ceci (longueur : 20 minutes) :

Et si vous n’avez que 10 minutes, la version solo :

Il y a quelques mois, nous invoquions la nécessité d’une liberté d’innovation plus radicale pour être en mesure d’offrir des services administratifs réellement innovants et utiles aux citoyens. Et bien, bonne nouvelle, l’état a décidé d’essayer !

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Je dois tout d’abord avouer que ce titre est honteusement inspiré du leitmotiv d’un Super PAC américain, « For a better tomorrow, tomorrow » qui m’a fait beaucoup rire. Or je ris habituellement très peu. Ceci étant rendu à César, démarrons cette chronique de la dépendance généralisée.

En 1950, il fallait plus de 30 agriculteurs pour nourrir 100 personnes, aujourd’hui il en faut moins de 5. En 15 ans, entre 1990 et 2006, le nombre de personnes au chômage a augmenté de 25%, tandis que les effectifs de l’ANPE augmentaient de 130% (source : La gestion et l’évaluation du service public de l’emploi en France dans la décennie 1990. Matériaux pour une réflexion comparative internationale). Malgré cette croissance, il y a aujourd’hui un conseiller pour environ 300 chômeurs, alors que nous pourrions en avoir 1 pour 60, pour le même coût, dans une organisation où 2/3 des effectifs seraient réellement dédiés aux usagers !

Simple exemple isolé de bureaucratie caricaturale ou signal plus profond d’un malaise dans notre secteur tertiaire ? (suite…)

Benoit Poelvoorde nous explique en deux minutes la difference entre le cinema belge et le cinéma français …

Au-delà de la caricature entre les deux pays, il décrit plutôt assez bien la différence entre une grande et une petite organisation. Dans une petite organisation, le comportement par défaut est la coopération, l’entraide, qui nécessite une hiérarchie plate par définition, sinon l’entraide s’arrêtera au statut de chacun : « un premier assistant ne déplace pas une voiture voyons ! ». Outre le « tous égaux » des petites structures, Benoit Poelvoorde remarque aussi que cet artisanat rime avec pauvreté de moyens, développant le sentiment que chaque contribution est décisive pour la survie du groupe.

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Thierry Breton, ancien ministre, ex patron de France Telecom et actuel dirigeant de Atos veut éradiquer les mails internes, coupables d’une pollution de 5 à 20 heures par semaine du temps de ses collaborateurs : 80% du flux de messagerie serait proprement contre productif. Sa volonté est de transvaser les usages bénéfiques de la messagerie interne dans les outils dits de « réseaux sociaux », messagerie instantanée, wikis et autres moteurs de recherche.

Chronique parue dans 01 Informatique – La fin de l’eMail

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Dans un livre très documenté, Extension du Domaine de la Manipulation, Marcella Marzano nous fait voyager via Kant, Freud, Hannah Arendt, Max Weber ou encore Tocqueville pour évoquer la transformation du statut du travail, et sa progressive prééminence au centre de nos vies. Du travail « trepanum », instrument de torture, réservé aux esclaves et aux serfs, le travail se transforme à partir du XVIIIe siècle en un moyen d’accomplissement, de réussite. Evolution salutaire, mais qui progressivement au XXe opère un glissement totalitaire, où l’on ne travaille plus pour vivre, mais où l’on vit désormais pour travailler. Les lieux de travail se transforment en « institutions totales », des entreprises à la fois Eglise et Nation, pourvoyeuses d’une éthique et d’un mode de gouvernement, imposant un pouvoir spirituel et temporel.

Ainsi chez Orange, Danone ou Renault, malgré des discours humanistes – développement durable, organisation participative, efficacité par l’épanouissement des salariés .., la réalité semble parfois plus nuancée.

Chronique parue dans 01 Informatique du 31 mars 2011

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