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28 juin 2021. La justice administrative a tranché. Dans le différend qui opposait ma société Informatique Conviviale Conseil à la Direction Interministérielle du Numérique (DINSIC) sur le règlement de son dernier bon de commande, les magistrats ont jugé. Les entrepreneurs associés qui accompagnaient les Startups d’État beta.gouv.fr ne seront pas payés de plus de deux mois de travaux, et quatre me concernant.

Mais que s’est-il passé ? Depuis 2013, nous avons inauguré une nouvelle méthode pour résoudre des problèmes de politique publique avec le numérique : permettre à des équipes autonomes emmenées par des agents publics de construire des solutions et les faire passer à l’échelle progressivement sur le territoire national. D’où le terme Startup d’État, renvoyant à trois valeurs : autonomie, obsession de l’impact (quitte à trahir le plan initial) et amélioration continue. Précisément l’exact opposé de la méthode projet classique : hétéronomie dans des silos de responsabilité, obsession du plan (quitte à trahir l’impact initialement recherché), mode projet puis maintenance. Six ans plus tard, on dénombrait plus de 100 équipes obéissant à cette logique, et pas 100 sociétés privatisant le service public comme certains pourraient le penser.

Le marché public que nous avions remporté nous permettait de mobiliser des « entrepreneurs associés », qui formaient les binômes d’agents publics « intrapreneurs » recrutés par appel, non pas à projet, mais à irritant. Les meilleures Startups d’État ont invariablement été celles qui s’attaquaient au problèmes les plus douloureux : non recours au prestations sociales, assignation à résidence culturelle, isolement des demandeurs d’emploi, lourdeurs administratives, etc …

Décembre 2013. Henri Verdier, directeur d’Etalab, présente à Matignon la nouvelle version de data.gouv, montée en 6 mois chrono par Emmanuel Raviart et Axel Haustant.

Février 2015, Premier anniversaire de Marchés Publics Simplifiés au Salon des Entrepreneurs. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la Réforme de l'État et à la Simplification au micro, et Philippe Vrignaud bras croisés. 

Octobre 2015, Elysée. Jérôme Desboeufs et Arnaud Kleinpeter, au fond, Anne-Laure Michon, au plaidoyer. On notera au passage l'exceptionnelle cohésion vestimentaire des 3 geeks de l'équipe, dont Pierre Pezziardi au premier plan.

Premières démos de LaBonneBoite et LaBonneFormation devant la ministre du travail Myriam El Khomri. De gauche à droite, Jean Bassères, Pierre Pezziardi, Régis Gréau, Tommy Jarnac, Ismaël Héry (entrepreneur associé) et Mme la Ministre.

Eric Barthelemy, LaBonneBoite, 30% du marché de l’emploi, ce sont des candidatures spontanées !

Christophe Bonraisin, LaBonneFormation, première promotion de Startups d’État à Pôle Emploi.

Novembre 2014, Matignon, Pierre Dubuc d’OpenClassRooms, Pierre Pezziardi pour les Startups d’État dans le cadre des jeudi du numérique organisés par la Secrétaire d'État chargée du Numérique, Axelle Lemaire.

Avril 2015, inauguration de la Base Adresse Nationale. de gauche à droite : Daniel Bursaux, DG de l’IGN, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat, Philippe Wahl, PDG de La Poste, Christian Quest, président d’OpenStreetMap, et Henri Verdier, Directeur d’Etalab.

Juillet 2015, Pierre de Maulmont, animateur du collectif Open Academie, reçoit le prix de l’innovation de la ministre Najat Vallaud-Belkacem.

Mars 2016, lancement officiel de la plateforme le.taxi par le Ministre des Transport Alain Vidalies, André Dorso aux côtés du ministre.

Najat Vallaud-Belkacem présente PIX en conférence de presse lors du salon de l’Education en novembre 2016. 
Nathalie Denos et Benjamin Marteau qui ont porté à bout de bras le bébé, devenu un GIP.

Mai 2017, recruter sans CV grâce à Maintenant! se déploie en Corse avec Lauren Michel et Raphaëlle Gaillard.

Décembre 2017, premier atelier pass Culture avec les jeunes de la MC93 Bobigny.

Février 2018, le pass Culture en visite en Guyane au contact des jeunes avec Françoise Nyssen, Ministre de la Culture, Pierre Pezziardi au centre et Sébastian Sacchetti au selfie.

Mars 2018, Démarches Simplifiées fête son millionième dossier. De gauche à droite, Philippe Vrignaud, Ivan Collombet, Henri Verdier, Gregoire Novel, Mathieu Magnin, Camille Garrigue, Simon Lehericey, Mounir Mahjoubi, Paul Chavard et Benjamin Doberset.

Mai 2018, remise du prix Acteurs publics à Fatiha Amrouche pour la Startup d'État monProjet ANAH

Septembre 2018, Le Monde s’invite à notre réunion hebdomadaire : Ishan Bhojwani inspiré par les données publiques de transport, Hela Ghariani au premier plan. 

Pierre Pezziardi défend le jeune pass Culture

Thomas Guillet sur mes-aides.

Mega standup avec les stagiaires de la formation Alpha. Laurent Bossavit bras croisés au fond au centre.

Avril 2019, signature de la généralisation de Signaux Faibles par Thomas Courbe, Directeur général des entreprises, François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, Carine Chevrier, Déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle, Nadi Bou Hanna, directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) et Yann-Gaël AMGHAR, directeur de l’ACOSS. Stéphanie Schaer aux manettes en coulisses.

5 juin 2019, Assemblée Nationale, les coachs betaGouv avec Serge Bossini, conseiller du Président de l’Assemblée Nationale au centre. Au premier plan, Inès Hijazi, Marion Février, Florian Delezenne et Hela Ghariani

5 juin 2019, Assemblée Nationale, Cédric O, Ministre du Numérique, au milieu des intrapreneurs des collectivités

Septembre 2019, lancement par Emmanuel Macron du pacte ambition pour l'Insertion par l’Activité Economique, acte de naissance de la plateforme de l’inclusion.

Florent Facq et Clémence Chalopet : qui de mieux que les usagers pour améliorer le produit ?

Février 2020, des jeunes invités aux César par Isabelle Giordano, présidente du pass Culture

Mars 2020, Thibaut Guilluy nommé Haut-commissaire à l’inclusion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises par Emmanuel Macron et Murielle Pénicaud.

Août 2020, Daniel Balmy présente A+ devant Amélie de Montchalin, Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques
Quelques belles célébrations des succès des innovateurs publics

Mais on ne peut guère en vouloir aux juges. Il ne s’agissait pas du procès de la bureaucratie. Dans l’état du droit administratif, nous n’aurions pas dû engager des moyens humains sans bon de commande dûment validé. C’est triste pour mes collègues Ivan Collombet, Damien Dufourd, Jihane Herizi, Clément Chapalain, Antoine Haguenauer, Raphaël Pierquin, François-Joseph Grimault et Inès Hijazi qui auront travaillé deux mois sans rémunération. Mais il se trouve que la cavalerie – engager des personnes pour lancer des Startups d’État avant d’obtenir tous les visas administratifs – que nous pratiquions par la force des choses depuis 2014 pour faire tourner l’incubateur de politiques publiques beta.gouv.fr a été un choix assumé pour développer dans l’État une culture d’entrepreneuriat à laquelle nous croyions, dès lors que nous ne pouvions espérer résorber les délais importants qui séparaient chaque décision politique des visas de leurs administrations. À l’époque, Jacques Marzin, alors DISIC, avait lui-même mis sa démission sur le tapis pour obtenir la signature du marché France Connect ! Le SGMAP dont dépend la Direction Informatique de l’État est une machine doublement administrée avec trois niveaux de contrôle, ôtant en réalité tout pouvoir aux « directeurs ». Paradoxal pour un véhicule supposé améliorer l’efficacité des administrations, et qui aurait pu au contraire inaugurer un pacte de confiance déplaçant le contrôle budgétaire a posteriori .. Mais non, la méfiance structurelle nourrit une infantilisation à la racine du mal bureaucratique.

Si le PIX ou le Pass Culture sont aujourd’hui des succès, c’est aussi parce que nous avons travaillé très vite, avec des conventions de refacturation et des bons de commande qui ne nous rattrapaient que plusieurs mois après avoir recruté nos équipes.

Mais comme l’illustre bien l’universitaire Philippe Silberzahn, nous n’avons jamais eu pour mission de faire la peau à la bureaucratie. Il ne s’agit pas d’un combat entre gentils réformateurs et méchants réactionnaires. Les systèmes sont le fruit de leurs objectifs, leur histoire et de leurs règles. Les organisations administratives sont avant tout tournées vers la production du service public tel qu’il est, non tel qu’il pourrait être (mieux). L’aversion à l’innovation y est légitimement structurelle. Notre proposition est ainsi de permettre à des équipes de produire des services publics loin du système en place et de sa légitimité propre. Leur logique de fonctionnement – autonomie, responsabilité vis à vis du BUT, et amélioration continue – se diffusant progressivement dans des organisations aux valeurs orthogonales – hétéronomie, responsabilité vis à vis des MOYENS et maintenance – au fil de leur passage à l’échelle.

Plus de 700 personnes travaillent désormais dans ce mode et quelques dizaines de licornes d’État remboursent largement par leur impact l’ensemble de cette dépense : Pass Culture, Démarches Simplifiées, PIX, LaBonneBoite et la demi-douzaine de services ayant soutenu la performance de Pôle Emploi, mes-aides.gouv.fr (devenu Portail National des Droits Sociaux), le service public de l’insertion ou des choses moins visibles comme API Entreprise, tuyauterie numérique qui évite quand même chaque année plusieurs dizaines de millions de pièces justificatives

En 2019, avec Ivan Collombet et Hela Ghariani, nous avons quitté l’incubateur faute d’une ambition renouvelée dans cette méthode, qui, rappelons-le, aurait peut-être permis d’éviter des tragédies comme la réforme des retraites. Mais nous n’avons pas réussi à convaincre que le numérique ne concernait pas seulement la dématérialisation des procédures, mais qu’il incarnait avant tout une culture capable de fabriquer des politiques publiques autrement, dans un monde où rédiger un grand plan truc ou un grenelle du machin ne suffit plus à en garantir la mise en œuvre. L’État doit désormais réapprendre à entreprendre autant qu’à planifier.

Mais le point de non-retour est franchi, non seulement de nombreuses Startups d’État ont inspiré de profonds changements dans l’administration en accélérant leur mutation par effet d’émulation, mais surtout, de plus en plus de personnalités politiques de premier plan ont bien compris qu’elles représentaient une méthode fiable pour concrétiser efficacement des promesses politiques. Nous l’avons réaffirmé dans l’ouvrage collectif Numérique, action publique et démocratie en esquissant ce que pourrait être un incubateur beta.gouv aux ambitions renouvelées… Saluons la mémoire de Jacques Fournier, immense serviteur de l’État, qui nous a quitté récemment et à qui je dois de précieux conseils de rédaction.

En six ans, j’ai beaucoup appris, fait de fabuleuses rencontres, et dans ce moment où trop de voix s’indignent et oublient toute forme de nuance, je tenais à faire partie de celles, bienveillantes, à l’écart de toute forme de colère, qui affirment que l’on peut continuer résolument et joyeusement à transformer le service public, avec ses agents, sans grand plan ni grand soir, et au plus grand bénéfice de ses usagers.

Pour continuer à le prouver, et puisque le service public n’a pas le monopole de l’intérêt général, nous développons aujourd’hui une « startup » de l’économie sociale et solidaire qui s’associe aux collectivités pour y relocaliser une partie de l’agriculture nourricière : la Ceinture Verte !

La bise.

Je profite de l’édition numérique de l’Obs sur « ces barbares qui veulent débloquer la France » pour offir à ceux concernés par la transition numérique, mais aussi et surtout aux déçus, aux revenus de tout, qui ne savent plus trop quoi faire dans leur entreprise ou dans leur administration pour faire évoluer les choses, une idée cadeau sous la forme d’un trio d’ouvrages qui va éclairer l’incroyable perspective historique et philophique que nous offre ce moment (Michel Serres), les conséquences pour les entreprises et leur nécessaire transformation en « plateformes » (Nicolas Colin, Henri Verdier), et enfin les moyens concrets d’enclencher de tels changements dans les grandes organisations (Pierre Pezziardi).

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Un sondage de l’Ifop de 2011 classait les professions selon notre opinion sur les personnes les exerçant. Arrivent largement en tête politiciens, agents immobiliers et banquiers, difficilement contestables et jouissant de réputations solidement établies. On reste circonspect voire surpris par l’absence de garagistes ou d’informaticiens dans la liste, mais là n’est pas mon propos.

Car au fond, si nous méprisons ces personnes, c’est parce que nous savons qu’elles nous mentent trop souvent, qu’elles servent avant tout leur intérêt propre. Le cas de l’agent immobilier a été assez bien décrit par Steven Levitt dans Freakonomics. Mais peut-on dire que les enseignants, médecins, ou commerçants, qui jouissent d’un prestige bien plus grand, ne se foutent pas eux-aussi un peu de notre gueule ? (suite…)

La libération des données publiques est probablement un des vecteurs de débureaucratisation les plus puissants que l’on puisse imaginer. Elle se heurte cependant à de cyniques obstacles, qui sont néanmoins à notre portée, comme j’en ai témoigné à la conférence de Paris sur l’Open Data et l’Open Government où j’évoque les dynamiques de startup d’état que nous développons depuis maintenant un an, et surtout l’élasticité réglementaire nécessaire à l’épanouissement de l’innovation … (suite…)


C’est sur ces mots célèbres de Pierre-Joseph Proudhon – et repris par Léo Ferré : « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir » – que nous avons eu la chance de présenter notre dernière publication, Pour la croissance, la débureaucratisation par la confiance, lors de l’évènement « 24h, le Progrès, c’est nous ! » organisé par la Fondapol à la mutualité samedi 16 novembre 2013.

J’ai co-rédigé cette note sur mes thèmes favoris : débureaucratisation, ouverture, confiance, simplicité en compagnie de deux fameux compères. Xavier Querat-Hement, aujourd’hui directeur Qualité du groupe La Poste et à l’origine de la profonde mutation des bureaux de poste ces dernières années, et Serge Soudoplatoff, acteur influent de l’économie numérique.

Notre principale fierté est d’avoir résumé le mal d’innovation dont souffraient toutes les grandes structures, publiques ou privées, mais surtout d’avoir décrit une méthode simple, destinée aux dirigeants et aux opérationnels, pour opérer un changement, radical mais sécurisé (oxymore pensez-vous ? et bien lisez !).

Et en images cela donne ceci (longueur : 20 minutes) :

Et si vous n’avez que 10 minutes, la version solo :

Il y a quelques mois, nous invoquions la nécessité d’une liberté d’innovation plus radicale pour être en mesure d’offrir des services administratifs réellement innovants et utiles aux citoyens. Et bien, bonne nouvelle, l’état a décidé d’essayer !

Si vous êtes un très bon développeur informatique, amateur de sensation forte, agiliste, cette annonce est peut-être pour vous…

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Venez vraiment nous aider, le jeudi 23 mai…

 

Peut-on être fier d’être informaticien ? Affrontons la sévère réalité, combien d’entre nous peuvent dire avec certitude « J’ai fourni des outils informatiques à des usagers qui s’en réjouissent ? A qui je facilite le quotidien ? », comme peuvent se le dire le quidam chez Google, Kickstarter ou Wikipedia ?

J’ai mis personnellement 40 ans à pouvoir le dire. Avant, j’ai livré on time & on budget grâce au lean et à l’agile des composants transverses qui ont ralenti la DSI, des systèmes RH qui ont augmenté la surveillance et accessoirement le taux de suicide des employés, des systèmes de contrôle bancaire dont les voyants étaient au vert la veille de faillites … En somme des systèmes qui répliquaient l’organisation pyramidale et ses limites, qui renforçaient la crise du management que traversent les grandes entreprises.

Mais il n’y a pas de fatalité. Nous avons le pouvoir, et peut-être le devoir, de fabriquer des systèmes au service de l’innovation sociale dans les entreprises ! Venez découvrir, ce que tout un chacun, même modeste artisan de la DSI, peut faire demain matin pour contribuer à l’émergence de systèmes ouverts, décloisonnants, et plus épanouissants.

L’inscription, c’est par ici.

Le 5 mars 2013, Fleur Pellerin, Ministre chargée de l’Economie Numérique déclarait :

Nous allons créer à Paris ou en proche banlieue un lieu qui sera l’étendard du numérique de la France. Ce pourrait être la Halle Freyssinet, dans le XIIIe arrondissement. C’est l’hypothèse la plus sérieuse parmi les implantations étudiées. Grande de 25 000m² au sol, cette halle pourrait ainsi accueillir « jusqu’à 1 000 start-up » et devenir une vitrine du numérique français … Cet endroit doit être une vitrine internationale, un des grands incubateurs de classe mondiale.

Ma foi pourquoi pas. En même temps il est légitime de s’intéresser aux endroits où un afflux d’innovation serait le plus souhaitable, et s’interroger – selon le fameux adage “eat your own dog food” (“mangez les produits que vous vendez”) – si l’administration Française ne pourrait pas être le principal destinataire de cette mesure … (suite…)

Je dois tout d’abord avouer que ce titre est honteusement inspiré du leitmotiv d’un Super PAC américain, « For a better tomorrow, tomorrow » qui m’a fait beaucoup rire. Or je ris habituellement très peu. Ceci étant rendu à César, démarrons cette chronique de la dépendance généralisée.

En 1950, il fallait plus de 30 agriculteurs pour nourrir 100 personnes, aujourd’hui il en faut moins de 5. En 15 ans, entre 1990 et 2006, le nombre de personnes au chômage a augmenté de 25%, tandis que les effectifs de l’ANPE augmentaient de 130% (source : La gestion et l’évaluation du service public de l’emploi en France dans la décennie 1990. Matériaux pour une réflexion comparative internationale). Malgré cette croissance, il y a aujourd’hui un conseiller pour environ 300 chômeurs, alors que nous pourrions en avoir 1 pour 60, pour le même coût, dans une organisation où 2/3 des effectifs seraient réellement dédiés aux usagers !

Simple exemple isolé de bureaucratie caricaturale ou signal plus profond d’un malaise dans notre secteur tertiaire ? (suite…)


Petit échauffement avant de découvrir ce que cache ce titre abusivement racoleur : écoutons l’astronaute Neil Armstrong venu en 2010 nous parler de management dans le contexte du projet pharaonique de conquête de l’espace. Invoquant Saint-Exupéry :

Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer.« ,

Il nous montre que cette entreprise a plutôt été gérée dans une recherche d’autonomie et de responsabilisation des équipes que dans le classique diviser/commander/contrôler cher à nos organisations publiques ou privées dès qu’elles dépassent les 100 personnes.
(suite…)